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L’interdiction du film “Barbie” suscite l’incompréhension en Algérie” -> “L’interdiction du film “Barbie” provoque l’incompréhension en Algérie

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Durant trois semaines, les rares salles de cinéma ouvertes en Algérie se sont parées de rose pour projeter le blockbuster américain Barbie. Comme ailleurs dans le monde, des files interminables de spectateurs ont rempli des salles qui ne s’étaient animées qu’en de rares occasions durant l’année. Jusqu’à ce que, dimanche 13 août, le film de Greta Gerwig, déjà un des plus vus de l’histoire sur grand écran, ne disparaisse, résultat d’une décision inattendue du ministère de la culture.

Lire aussi : Avec « Barbie », Greta Gerwig entre dans le club très masculin des films qui ont rapporté plus de 1 milliard de dollars

Alors que le phénomène continue à battre les records de spectateurs à travers le monde, l’Algérie vient de rejoindre la liste des rares pays qui ont décidé de le boycotter. L’information n’a pas été communiquée par voie officielle mais a d’abord été donnée par le site d’information 24H Algérie, qui affirme qu’une note du ministère a été envoyée à toutes les salles de cinéma dans les trois wilayas (préfectures) – Alger, Oran et Constantine – où le film était projeté, les sommant de le « retirer immédiatement ». Le distributeur du film en Algérie, MD Ciné, a aussi été notifié. Visionné par 40 000 Algériens avant son interdiction, Barbie aurait été retiré pour atteinte à la morale, selon des sources informées. L’information a par la suite été confirmée par les salles de cinéma qui ont enlevé l’affiche du film de leurs devantures.

Parmi les spectateurs, beaucoup font part de leur étonnement. « Quand j’ai vu Barbie, la salle affichait complet. Des familles entières étaient venues voir le film. Je n’ai remarqué aucun signe de mécontentement. C’est pour cela que je n’arrive pas à comprendre cette décision », dit Shahinez, enseignante de 29 ans, qui a vu le long-métrage dès le lendemain de sa sortie à Oran (Ouest). « On parle de scènes faisant la promotion de l’homosexualité, alors que je n’ai rien remarqué dans ce sens », ajoute-t-elle. Les autorités algériennes n’ont donné aucune explication à leur ordre de déprogrammation.

« Déclarer la guerre à une poupée »

Le milieu du cinéma algérien a réagi de façon bien plus épidermique. Une réalisatrice et productrice algérienne contactée par Le Monde, et qui a requis l’anonymat, s’interroge, quant à elle : « Si le film a été dans un premier temps programmé, c’est qu’il avait obtenu un visa d’exploitation de la part de la commission du visionnage, l’organe qui autorise la diffusion des films. Je trouve donc scandaleux de déprogrammer un film. C’est triste de déclarer la guerre à une poupée. »

La réalisatrice Sofia Djama a été l’une des premières à élever la voix : « Comme d’habitude, l’Algérie a agi par mimétisme. Le film a été censuré au Koweït et au Liban et voilà que l’Algérie s’est réveillée d’un seul coup en disant qu’il faut que ça soit le cas ici aussi. » Dans une vidéo de sept minutes diffusée sur ses réseaux, la réalisatrice a dénoncé « une infantilisation de la société algérienne ». « [Les dirigeants algériens] ont cédé à la voix du populisme, de la bigoterie de l’intégrisme et des réactionnaires. Dire que le film ne représente pas [les] valeur[s] algérienne[s]… comme si le peuple algérien était un peuple monolithique où ne règne qu’une seule pensée. »

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