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La Chine “promet des mesures fermes et énergiques” face à la visite du vice-président taïwanais aux États-Unis

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Le vice-président taïwanais, William Lai, à son arrivée à l’hôtel, à New York, le 12 août 2023.

La Chine ne pouvait pas rester sans réaction face à la visite aux Etats-Unis de William Lai, le vice-président de Taïwan, territoire insulaire revendiqué par Pékin. « La Chine suit de près l’évolution de la situation et prendra des mesures fermes et énergiques pour sauvegarder sa souveraineté et son intégrité territoriale », a fait savoir dans un communiqué, dimanche 13 août, un porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois.

La Chine estime que Taïwan est l’une de ses provinces, qu’elle n’a pas encore réussi à réunifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise, en 1949. Elle dit privilégier une « réunification pacifique » avec le territoire, aujourd’hui gouverné par un système démocratique, mais elle n’a jamais renoncé à employer la force militaire pour y parvenir.

Lire aussi : Le vice-président de Taïwan va faire étape aux Etats-Unis malgré l’opposition de la Chine

Officiellement, selon Taïwan, William Lai doit simplement « transiter » par les Etats-Unis − comme l’avait fait la présidente taïwanaise, Tsai Ing-wen, au début d’avril − avant de se rendre au Paraguay pour assister à l’entrée en fonction du nouveau président, Santiago Peña. Le Paraguay est l’un des derniers pays à reconnaître officiellement Taipei.

William Lai a publié, dimanche sur X (nouveau nom de Twitter), un message, où il apparaît en photo, dans lequel il dit être arrivé à New York. La présidence taïwanaise a diffusé une vidéo de M. Lai arrivant dans un hôtel de la ville, accueilli par des personnes agitant des drapeaux généralement utilisés par des partisans de l’indépendance de Taïwan, ainsi que des drapeaux américains et taïwanais.

Au retour du Paraguay, M. Lai doit faire étape à San Francisco. Il a fait savoir dimanche, sur X, qu’il prévoyait de rencontrer lors de son étape californienne la présidente de l’Institut américain à Taïwan, Laura Rosenberger.

« Connivence »

La Chine est mécontente du rapprochement depuis ces dernières années des autorités taïwanaises avec certains pays occidentaux, notamment les Etats-Unis, y voyant une menace à son intégrité territoriale, car ces rencontres apportent une forme de légitimité aux autorités taïwanaises.

Lire aussi le reportage : Article réservé à nos abonnés A Taïwan, les manœuvres de la Chine pour influencer les esprits

« La Chine s’oppose fermement à toute forme de contact officiel entre les Etats-Unis et Taïwan et s’oppose fermement au fait que des séparatistes militant pour l’indépendance de Taïwan puissent se rendre aux Etats-Unis », a affirmé le ministère des affaires étrangères chinois. « Washington et Taipei, de connivence, autorisent William Lai à exercer des activités politiques aux Etats-Unis sous le prétexte d’un transit », ce qui « porte gravement atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Chine », a-t-il souligné.

William Lai est candidat à la succession de l’actuelle présidente, Tsai Ing-wen. Issus tous les deux d’un parti qui milite traditionnellement pour l’indépendance, ils sont à ce titre régulièrement vilipendés par Pékin.

L’armée chinoise avait organisé en avril des manœuvres de trois jours autour de l’île, en réaction à une rencontre aux Etats-Unis entre le président de la Chambre des représentants américaine, le républicain Kevin McCarthy, et Mme Tsai.

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