Mali : déguerpissements à Bamako (communiqué du collectif BI-TON)

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Au Mali, Les déguerpissements sont sans doute nécessaires.

Mais au regard de la procédure, de la brutalité avec laquelle ils sont organisés et le peu d’empressement de l’Etat à trouver des zones de relogement, cette opération en cours est perçu comme une injuste sociale.

La particularité de cette opération est que les réaménagements que l’Etat prend pour justification  ne vont pas dans le sens de l’amélioration du cadre de vie des populations déguerpies.

Au contraire, elles se traduisent par une aggravation des conditions de vie des victimes. Repoussés loin des équipements et réseau urbains, le cadre de vie est plus dégradé.

A Bamako,, le seul fondement du déguerpissement en cours réside dans l’Organisation du sommet Afrique France. Cette politique est fortement contestée par les populations, car elle constitue, par la manière dont elle est menée, une humiliation du fait, entre autre, de la destruction des Commerces sans possibilité d’emploi.

Le Gouverment met l’accent sur la modernisation du centre ville et les péricentres au détriment de l’emploi des jeunes commerçants.

Le deguerpissement en cours perturbe les activités de l’informel et met en danger la survie quotidienne d’une catégorie importante de la population nottemment les jeunes.

Nous BI-TON, nous condamnons la methode forte utilisée par les pouvoirs publics . 

Nous demandons :

  • l’arrêt immediat des opérations de destruction des commerces
  • L’ouverture de négociations avec les commerçants
  • le respect des engagements internationaux du gouvernement Malien. Le Mali a signé le Pacte International sur les Droits Economiques Sociaux et Culturels (PIDESC) en 1966 dont l’article 11 alinéa 1 stipule : « Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent le droit de toute personne à un niveau de vie suffisant pour elle-même et sa famille, y compris une nourriture, un vêtement et un logement suffisant, ainsi qu’à une amélioration constante de ses conditions d’existence… »
  • aux pouvoirs publics de prendre en compte « l’après-déguerpissement » en prévoyant des aires de relogement.
  • d’Indemniser les commerçants victimes du deguerpissement

http://bi-ton.org

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