L’emploi jeune : le collectif Bi-ton continue sa lutte contre le chômage

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Le mercredi 24 aout s’est  tenue  à la maison de la presse une conférence  organisée par l’association Bi-ton. Plusieurs questions étaient à l’ordre du jour dont principalement  les problèmes d’emploi  des jeunes.

La réalisation des  200.000 emplois que le président  IBK a promis à la jeunesse malienne lors de la campagne présidentielle de 2013 reste toujours une préoccupation pour le collectif Bi-ton. Au cours d’une conférence organisée le mercredi, 24 août, à la maison de la presse, le collectif a échangé avec les journalistes sur la situation des jeunes chômeurs  au Mali. Le conférencier Sega Diarrah a mis notamment l’accent sur les différents  problèmes auxquels sont confrontés les jeunes dans leur quête d’emploi.

Les difficultés vécues par certains jeunes qui ont postulé au concours de recrutement de l’INPS constituent aujourd’hui un cas d’école, selon le conférencier. Avant d’être  confrontés au retard actuel  de la publication des résultats, certains d’entre eux avaient eu toute la peine du monde à seulement pouvoir postuler.

Des jeunes « sélectionnent les demandes d’emplois parce qu’il y a  un coût pour postuler et ce coût est si exorbitant qu’ils ont du mal à postuler à toutes les offres d’emplois. On demande des documents administratifs qui sont relativement chers », a fait remarquer Sega Diarrah.

Selon le collectif Bi-ton il y a moyen de venir en aide aux jeunes chômeurs qui vivent dans la précarité. L’institution d’une carte de demandeur d’emploi peut contribuer à faciliter l’accès de ces jeunes aux offres d’emploi. C’est ce qui ressort d’un ensemble de propositions élaborées par le collectif à l’attention des autorités pour la prise en charge des problèmes de la jeunesse.

La problématique de l’emploi constitue une grande part des préoccupations de cette couche juvénile du pays. Pour le collectif Bi-ton, il faut créer les conditions pour qu’il existe, au moins, autant d’emplois  que de chômeurs au Mali. Un objectif  qui est loin de la réalité du moment,  même s’il fait partie intégrante du programme de gouvernance du président de la république qui avait promis en 2013 de créer 200.000 emplois pour les jeunes. Les chiffres annoncés par le gouvernement font état d’un taux de réalisation supérieur à la moitié. Mais d’après le collectif Bi-ton, ce chiffre ne reflète pas la réalité sur le terrain où l’on constate toujours un besoin criard d’emploi.

La prise en compte de cette problématique est jugée urgente par les membres du collectif bi-ton qui interpellent les autorités à trouver des solutions « avant que la situation ne devienne incontrôlable ». Il y a péril en la demeure, à en croire Bi-ton. En effet d’après le collectif, les mouvements de jeunes qui ont eu lieu la semaine dernière lors de l’arrestation de l’animateur  Ras Bath sont des symptômes d’un mal beaucoup plus profond.

« Ras Bath n’est que la partie médiatiquement émergée de l’iceberg d’une détresse sociale », affirme-t-on au sein de Bi-ton.

Pour désamorcer la situation explosive des jeunes chômeurs,  le collectif Bi-ton recommande aux autorités de prendre à bras-le-corps la problématique de l’emploi des jeunes. Les membres du collectif participent d’ores et déjà  à la réflexion à travers une série de propositions qui met notamment l’accent sur la transparence dans les concours de recrutement et l’organisation rapide des Etats généraux de la jeunesse impliquant toute la société civile malienne afin de faire front pour  la prise en charge des problèmes de la jeunesse.

Alassane Samake

© maliactu.net

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